La confiance se gagne avec le temps. En effet, il est plutôt rare de faire totalement confiance à une personne que l’on vient de rencontrer. On entre pas dans le cercle de confiance si facilement. Petit à petit ce niveau de confiance augmente grâce à l’expérience.

Cependant, il arrive que notre expérience nous montre que notre confiance ne peut plus être accordée. Abus, déception ou mensonge nous ont positionnés dans une posture de méfiance. Notre éducation nous pousse à nous méfier des inconnus, ce qui n’est pas une mauvaise chose en soi. Mais en restant méfiant, comment accorder sa confiance ?

Ne pas rester sur ce passé vous fera évoluer. Mettez les abus de confiance au placard et apprenez à faire confiance sans comparaison avec le passé. Car, pouvez-vous affirmer avec certitude que vos expériences futures seront identiques aux précédentes ? Évidemment non.

Jean-Paul

Jean-Paul est un homme qui vit seul depuis de nombreuses années. Possédant un immense domaine dans lequel il passe ses journées à marcher et à réfléchir, il n’y a aucun bruit. Cette maison avait été achetée pour couvrir tous les besoins de sa famille.

Il imaginait des enfants courir, chanter et s’amuser dans les jardins. Au lieu de ça, il est seul. Pourtant Jean-Paul avait une vie bien remplie. Rédacteur en chef d’un journal connu à l’international, une femme sublime, tout lui réussissait.

Cependant, sa femme ne méritait plus sa confiance depuis longtemps. L’ayant trahi à plusieurs reprises, il se fit la promesse de ne plus jamais accorder sa confiance à qui que ce soit. Au départ de sa femme, il s’enferma dans son domaine dans lequel il n’en ressortit jamais.

Plus de famille, plus d’amis, il errait péniblement pleins de remords et de regrets. Il ne comprenait pas ce qui avait pu se passer. C’est pourtant simple, une seule expérience malheureuse l’avait conduit à s’enfermer dans son monde et il empêchait toute personne d’y entrer.

Il avait muré son cercle de confiance.

Pourquoi développer son cercle de confiance

  • Partir sur de bonnes bases
  • Supprimer la méfiance
  • Être capable d’agir
  • Oser
  • S’accomplir

Partir sur de bonnes bases

Si vous avez confiance dès le début, vous partez sur de bonnes bases, c’est aussi simple que cela. Vous sentez les gens autour de vous. Certains de vous « inspirent » pas confiance. Utilisez cette bonne intuition qui vous guide.

Sachez repérer et si ce n’est pas le cas, sachez offrir votre confiance pour commencer une relation saine. Si vous êtes méfiant et votre interlocuteur l’est aussi, la communication sera des plus difficiles, voire inexistantes.

Supprimer la méfiance

En partant sur la confiance, pas de risque de méfiance. Celle-ci nous protège des « ennemis » et est utile bien entendu. Mais la méfiance empêche une bonne communication et vous allez surtout repérer ce qui renforce cette méfiance.

En effet, en vous concentrant sur : « je fais bien de me méfier », vous voyez tous les côtés négatifs. Avez-vous raison ? Pas toujours. Vous risquez de vous enfermer dans une bulle surprotectrice.

Sachez donc rester le plus objectif possible et accorder votre confiance sans tomber dans la méfiance extrême.

Être capable d’agir   

La confiance vous permet une chose formidable : votre capacité à agir. Si vous avez confiance en vous, vous n’avez pas peur de prendre des décisions, vous n’avez pas peur de réaliser votre métier, vous n’avez pas peur de prendre des risques.

Sans cette confiance, impossible d’agir. Si je me sens incapable de marcher sur un fil, je ne le ferai jamais. Je dois me sentir capable et pour cela je dois avoir confiance en moi. Je ne peux soulever des montagnes que si je suis convaincu que je peux le faire !

Oser

La confiance en soi permet d’oser ! C’est pouvoir se dire : je tente, je vais le faire parce j’en suis capable. Si vous n’avez pas confiance en vous, vous n’allez pas passer à l’action. Vous serez convaincu dès le départ que cette action est vouée à l’échec.

Par contre, si vous avez cette confiance, cette force qui vous permet de vous emmener là où vous voulez. Alors vous mettrez tout en action pour réaliser vos plus beaux projets. J’ose marcher sur un fil parce que j’en suis capable.

S’accomplir

Vous ne pourrez atteindre ce dernier échelon de la pyramide de Maslow qu’avec une bonne estime de vous-même. Avec la confiance en vous, vous menez des projets, vous prenez des décisions qu’elles soient bonnes ou pas.

Peu importe vos choix, vous osez bouger, agir, partir… Vous vivez la vie comme vous l’entendez et vous pouvez réaliser vos rêves.

Le cercle de confiance en 5 étapes

  • La complexité
  • L’insécurité
  • La prise de risques
  • La confiance
  • La loyauté
  • L’excellence

La complexité

Certaines situations dépendent de paramètres qu’on contrôle et d’autres que l’on ne contrôle pas. Imaginez une recette de cuisine, vous connaissez les ingrédients, vous maîtrisez un savoir-faire, mais vous ne pouvez pas contrôler la défectuosité de votre four.

Ainsi, votre gâteau n’a pas bon goût, mais vous n’êtes pas responsable. Je ne suis pas en train de dire qu’il ne faut pas assumer nos actions. Je dis simplement que l’on ne peut pas tout contrôler.

Comme le dit Laurent Combalbert et Marwan Mery : « dans notre métier de négociateurs professionnels, nous avons un principe : on ne se met jamais la pression sur des paramètres que l’on ne contrôle pas »

L’insécurité

Si vous acceptez votre sentiment d’insécurité alors vous pourrez passer à l’étape suivante. Mais, nous avons 3 réactions face au doute : le refus, l’indécision et l’acceptation. C’est seulement en acceptant que l’on peut évoluer et agir.

La sécurité intérieure est la capacité à agir, prendre des initiatives et être acteur. Si vous vous sentez capable d’agir, vous aurez plus envie de passer à l’action et votre motivation sera plus grande. Vous prendrez même plaisir à faire les choses.

Prenons l’exemple du travail. Si vous connaissez votre métier et que vous vous en sentez capable, vous n’avez pas peur d’agir. Au contraire, vous prenez du plaisir à effectuer les tâches.

Votre sécurité intérieure dépend de 5 éléments :

– votre culture : certaines vont favoriser la prise de risque comme aux États-Unis où l’on peut tout tenter et recommencer tant que l’on veut jusqu’à ce que ça marche. Contrairement à la France où la prise de risque doit être minimisée pour éviter un échec trop important

– votre éducation : certains parents poussent à l’autonomie quand d’autres surprotègent leurs enfants et évitent toute prise de risque

– votre formation

– vos expériences : selon votre vécu si vous avez pris des risques votre capacité à en prendre est élevée. C’est-à-dire que plus vous avez tenté plus vous tentez !

– vos apprentissages : vous tirez des leçons des expériences réalisées.

La prise de risques

Vous êtes habitué à prendre des risques ? Tout dépend de votre mode de vie ! Eh oui, si vous êtes habitué à faire des sports extrêmes ou que votre métier exige une prise de risques régulière vous savez comment faire.

Il s’agit là d’un cercle vertueux. En fait, plus vous prenez des risques, plus vous apprenez à les gérer, plus vous voulez en prendre ! C’est aussi simple que cela. Il suffit de se lancer. Facile à dire me direz-vous.

Rappelez-vous que le principal risque que l’on peut courir, c’est de ne pas prendre de risque ! Ne regrettez-vous pas de n’être resté sans rien faire devant une situation ? Ces mots ne vous disent rien : « si j’avais su j’aurais… » Prenez des risques petit à petit, mais osez !

Ne fermez pas votre cercle de confiance

Il s’agit du premier apprentissage d’un enfant. En effet dès la première année, l’enfant apprend la confiance et la méfiance. Par ce qu’il observe, il va déterminer s’il peut faire confiance à une personne ou non.

De plus, notre éducation nous a appris qu’il ne fallait pas faire confiance à n’importe qui. Comment faites-vous ? Vous partez avec un a priori confiance et vous voyez ce qui se passe ? Ou restez-vous méfiant ?

Rappelez-vous, néanmoins, que ce n’est pas parce que certains ont trahi votre confiance que toute personne la trahira. Ce qui est passé n’est pas forcément synonyme de futur. Sachez donc faire la part des choses et accorder votre confiance pour évoluer.

La loyauté

Rester fidèle à un ami entraîne forcément la confiance de celui-ci. Combien de personnes se connaissant depuis l’enfance, restent en contact, et peu importe ce qu’ils traversent, se font confiance ?

La fidélité est liée à la confiance. Si vous prenez un engagement, par exemple au travail, votre chef vous fait confiance et vous êtes fidèle à cet engagement. Vous allez aller au bout. Certes, il faut du temps, mais lorsque vous vous faites confiance et que vous êtes fidèle, la relation que vous avez avec ce chef est des plus positives.

L’excellence

Toutes les étapes précédentes mènent à ce point : l’excellence. Chacun à sa définition de l’excellence que ce soit dans le domaine professionnel ou privé. Un dirigeant voudrait un système qui fonctionne en toute autonomie quand une femme recherche le corps et l’esprit parfaits.

Mes astuces pour votre cercle de confiance

  • Questions à se poser
  • L’état d’esprit optimal
  • Le jeu de rôles

Questions à se poser

Voici un petit questionnaire poussant à la réflexion :

  • Avez-vous déjà voulu contrôler des paramètres incontrôlables ? Par exemple : le temps qu’il fait, la réaction des autres, le fait de se cogner…
  • Pourquoi souhaitez-vous avoir le contrôle ?
  • Que se passe-t-il si vous perdez ce contrôle ?
  • Pourquoi L’inconnu vous fait peur ?
  • Quel impact a sur vous le regard des autres ?
  • En quoi une trahison de confiance passée a-t-elle un impact sur la confiance envers une autre personne ?
  • Pouvez-vous faire le lien entre vos relations passées et les actuelles ?
  • Vous sentez-vous capable de viser votre excellence ?

L’état d’esprit optimal

Pour viser l’excellence et respecter toutes les étapes du cercle, je vous invite à vous mettre dans un état d’esprit optimal qui est la pensée positive. Au lieu de regarder l’ombre, suivez la lumière !

Dans vos relations personnelles ou professionnelles, ne cherchez pas à critiquer la réaction des uns et des autres, mais mettez-vous à leur place grâce à l’empathie.

Comprenez pour éviter tout conflit et choisissez la patience. Certes, cela demande un travail sur soi, mais c’est en étant positif dès le lever du soleil, en choisissant l’empathie et la patience que vous pourrez évoluer.

Le jeu de rôles   

Ceci est ma meilleure astuce pour réussir une épreuve. Pour animer devant un groupe réfractaire ou vaincre ma timidité, je joue un rôle ! Je me mets dans la peau d’un autre. Comme au théâtre ou au cinéma, les acteurs jouent un personnage fictif. Eh bien, je fais la même chose.

Ceci permet d’aller au-delà de la peur. Si je me mets dans la peau du meilleur orateur au monde, je n’ai pas peur de m’exprimer. Si j’imite une chanteuse que j’apprécie, je fais comme elle.

Le jeu de rôles aide à sortir de sa carapace et d’oser faire des actions que l’on ne pensait pas possibles jusque là. Je vous invite à l’utiliser lors d’une épreuve pour vous sentir plus fort et ne pas laisser vos doutes l’emporter.  

A vous maintenant !

En respectant toutes les étapes, vous pourrez accomplir ce que vous voulez. Il s’agit là d’un cercle de confiance vertueux.

Vous prenez en compte les différents paramètres de complexité et d’insécurité, vous prenez des risques, vous avez confiance en vous et aux autres, la loyauté est présente alors rien ne vous arrête.

Florence Pauly

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